Le Dieu chagrin

Publié le par Stéphane

Un autre extrait du même receuil ....

 

                                                          LE DIEU CHAGRIN
    Le jour étend sa lame jusqu’aux enfers       
      D’une nuit esseulée au bout d’un univers

      Ou Priape écarté, le Dieu vulgaire

      Peut vider son chagrin en des jurons mortuaires.

 

 

       Les senteurs de l’automne frappent à sa porte

       Plus présentés à l’esprit que de tristes cohortes

       Des soldats romains abattus par l’ennemi

    Qui découvrent en la mort un instant de répit.

    Les années ont fleuri au rythme des saisons,

      Les lacs se sont gelés, les bourgeons ont poussé

     Et les larmes séchées par le temps oubliées

     Prennent un dernier souffle, enfin désabusées.

 

 

     Le Dieu vilain aux hommes abandonné

     Contemple d’un regard sa douce éternité

     En rêvant d’une clameur qui, enfin soulevée,

     D’une pénombre froide, pourrait le délivrer.

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Publié dans Poésie

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