Couleurs primaires
Une pierre usée, au bord, juste posée,
Aux rêves fatigués sert à se reposer.
De drôles d’oiseaux lyres s’enfuient au loin,
En un vol rythmé, sous un ciel Cian d’azur.
Au regard point le jour.
La pluie encore battante d’un rouge Magenta
Recouvre, comme une blessure, d’étranges pas
Des feuillages serrés où la forêt s’entête
S’échappe un cri strident, réveillant l’univers.
Du noir coule la nuit.
Etrange illusion que le temps laissé,
Cette colombe blanche que l’on pourrait toucher.
L’Aube et le Crépuscule à jamais réunis
Cachent leurs souvenirs dans un vieux coffre à jouets.
Un pinceau Vert mouillé aux gestes maladroits,
Dessine sans relâche une nymphe abandonnée
Aux couleurs de la vie que j’avais retrouvées.