Couleurs primaires

Publié le par Stéphane

Une pierre usée, au bord, juste posée,

Aux rêves fatigués sert à se reposer.

De drôles d’oiseaux lyres s’enfuient au loin,

En un vol rythmé, sous un ciel Cian d’azur.

Au regard point le jour.

La pluie encore battante d’un rouge Magenta

Recouvre, comme une blessure, d’étranges pas

Des feuillages serrés où la forêt s’entête

S’échappe un cri strident, réveillant l’univers.

Du noir coule la nuit.

Etrange illusion que le temps laissé,

Cette colombe blanche que l’on pourrait toucher.

L’Aube et le Crépuscule à jamais réunis

Cachent leurs souvenirs dans un vieux coffre à jouets.

Un pinceau Vert mouillé aux gestes maladroits,

Dessine sans relâche une nymphe abandonnée

 

Aux couleurs de la vie que j’avais retrouvées.

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Publié dans Poésie

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