Carole Cancan
De mes nuits les plus chaudes
De mes jours les plus beaux
Je garde au creux de moi, comme un regard posé,
Le souvenir fébrile d’un soir abandonné.
En cherchant plein d’espoirs,
Je t’avais rencontré.
Depuis ce jour béni, mes nuits sont des cauchemars
Qu’hante le souvenir de ce rêve immortel
Où je me serais noyé, où tu te serais brûlée.
Je veux croire aux instants que nous devrons passer,
A la fuite du temps, sans cesse à s’écouler
Aux enfants effrayés que nous sommes devenus
Aux êtres écorchés que nous sommes restés.
Je garde au creux de moi, comme un amour volé
Le souvenir magique d’un soir ensorcelé,
De ma plus belle nuit
De ce jour le plus chaud.