Le temps suspendu

Publié le par Stéphane

        Cet ennemi mortel chaque jour est passé    

Déposant au hasard ses quatre vérités,

        Par une nuit glacée, un beau soir d’été,

        Abandonné par ceux que je n’ai pu aimer.

        Il m’a dévisagé, une seconde, arrêté.

        J’aurai voulu lui dire les maux dépenaillés

        Qu’il m’emporte avec lui vers son éternité

        Partir à tout jamais, ne pas avoir été,

        Comme la mer efface, sans relâche

        Les pas de sable mouillé des amants séparés.

 

 

        Vivre une seconde, sur ton visage couché,

        Devenir cette goutte, un matin de rosée.

 

 

        Puis, l’oiseau a repris son vol migratoire

        Vers de nouveaux espaces, une autre vérité,

        Me laissant, inachevé, à la réalité.

        Pourquoi m’as-tu trahi, toi qui m’avais porté,

 

        Sans même me donner de raison d’exister.

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Publié dans Poésie

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