Un rêve à part
A la lumière d’une braise qui s’apaise
Dessinant dans mon cœur, des cheveux
Au gré du vent, s’affolent.
Ton visage sur mon corps imprime un doux parfum
Ma main encore glacée par un hiver trop jeune
Peut encore dessiner la caresse de tes yeux.
J’entends mille chevaux, dans les bois, au loin
M’attirer dans la nuit comme un aveugle au jour.
Au bord de ton chemin, trois pierres juste posées
Forçant ainsi ma halte pour mieux me reposer.
J’ai peur de cet espoir aux odeurs si fortes
Dont l’image s’évapore au milieu de ma course.
Ton rêve se dissipe et disparaît enfin.
Soudain, sur mon épaule,
Ta main vient m’apaiser,
Comme l’oiseau sur la branche
Aime à se reposer.