Un rêve à part

Publié le par Stéphane

        A la lumière d’une braise qui s’apaise

                Dessinant dans mon cœur, des cheveux

        Au gré du vent, s’affolent.

                Ton visage sur mon corps imprime un doux parfum

        Ma main encore glacée par un hiver trop jeune

                Peut encore dessiner la caresse de tes yeux.

        J’entends mille chevaux, dans les bois, au loin

                M’attirer dans la nuit comme un aveugle au jour.

        Au bord de ton chemin, trois pierres juste posées

Forçant ainsi ma halte pour mieux me reposer.

        J’ai peur de cet espoir aux odeurs si fortes

                Dont l’image s’évapore au milieu de ma course.

        Ton rêve se dissipe et disparaît enfin.

                Soudain, sur mon épaule,

        Ta main vient m’apaiser,

                Comme l’oiseau sur la branche

 

        Aime à se reposer.

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Publié dans Poésie

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