Reflets d'Argent
Au souvenir vibrant d’un plaisir imagé,
Une nuit sans sommeil aux couleurs étalées
De drôles de sortilèges à peine déposés
Sur un vieux cahier blanc aux lignes effacées.
Je referme mon bagage pour le laisser voler
Au grès d’un vent bizarre, un peu violent,
Me laissant sans histoire au bout d’une forêt
Dont les arbres affolent mes futiles reflets.
Un lutin vert et noir au regard émoussé
Force alors ma route en un épais brouillard
Les chants se font nuages,
Des milliers de doigts verts viennent me dénuder.
Une cascade de rires recouvre ma pureté.
Et semblable à la mort, aiment à me coucher.
La pierre se fait plume et la rosée coton.
Le matin se fait jour.