Reflets d'Argent

Publié le par Stéphane

Au souvenir vibrant d’un plaisir imagé,

Une nuit sans sommeil aux couleurs étalées

De drôles de sortilèges à peine déposés

Sur un vieux cahier blanc aux lignes effacées.

 

Je referme mon bagage pour le laisser voler

Au grès d’un vent bizarre, un peu violent,

Me laissant sans histoire au bout d’une forêt

Dont les arbres affolent mes futiles reflets.

 

Un lutin vert et noir au regard émoussé

Force alors ma route en un épais brouillard

Les chants se font nuages,

Des milliers de doigts verts viennent me dénuder.

 

Une cascade de rires recouvre ma pureté.

Et semblable à la mort, aiment à me coucher.

La pierre se fait plume et la rosée coton.

 

Le matin se fait jour.

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Publié dans Poésie

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