Jospin Président ! - politique fiction

Publié le par Stéphane

 

Ni un souhait, ni une crainte, ni une aspiration. Rien de tout cela. Même pas un engagement personnel. Il s'agît là juste d'une simple constatation, d'une sorte d'évidence.

Lionnel JOSPIN sera le prochain Président de la République Française. Comment allons nous en arriver là... C'est assez simple :

1) JOSPIN, le candidat incontournable

Aujourd'hui, Ségolène Royal est la Reine des sondages, la reine médiatique, celle que tout le monde attend. Seulement voilà, plusieurs éléments jouent contre elle :

- Les barons seront tous contre elles, car si elle est présidente, chacun d'eux peuvent dire adieu à leur rêve de pouvoir. Dans le cas de Jospin, ils repoussent le débat de leur propre ambition de 5 ans.

- le parti et ses militants auront une préférence pour Ségolène, sauf si Jospin fait acte de candidature, ce que les quadras ont intérêt à pousser. Mieux vaudra s'effacer derrière Jospin, que de perdre contre Ségolène dans des pseudos primaires

- une femme à la Présidence, c'est l'étape suprême : Mais à ce jour, c'est un gros pari pour les français. La marche la plus haute atteinte par une femme reste Matignon, et cela n'a pas laissé de grands souvenirs. Edith Cresson ne marquera pas l'histoire de la République par ses décisions, et les autres femmes qui ont eu un rôle gouvernemental n'ont jamais atteint des sommets. La France est encore loin d'avoir trouver sa Margaret Tatcher, de droite ou de gauche....

2) La droite sans réel ligne

- Villepin est discrédité par les quelques derniers mois de pouvoirs et des échecs populaires successifs, Sakhozy possède une image nuancée, à la fois d'homme de "mots" auorès des français, mais aussi homme de "maux", par des déclarations tendancieuses qui peuvent faire peur et ne sont pas à la hauteur d'un Président de la République. Quant à Bayrou, sa ligne de conduite, son discours, ses forces, restent très, trop minoritaires.

- Les autres candidats ne feront que diviser un camp déjà bien affaibli par des histoires et des querelles, divisé par des véritables différences de fond, et qui, malgrè des résultats économiques encourageants - mais quasi structurels, du fait de la pyramide des âges - et des choix économiques réalisés.

3) Les extrêmes au rendez-vous, c'est une certitude ! Après les élections de 2002, à gauche comme à droite, les extrêmes sont forts et ils le savent. Ils le sont d'autant plus que leurs moyens ne leur permettent qu'une campagne courte mais pugnace, ce qui joue en leur faveur, laissant les partis traditionnels, de droite comme de gauche, se battre pour un gâteau qui n'est pas encore dans leur assiette....

4) Le devoir de mémoire des Français.

Et ce sera l'élément déterminant !

Chirac avait été élu en 1995 grâce notamment à cette image de victime, trahi par Balladur, Pasqua et Sarkhozy. Réelu en 2002, il l'avait été grâce à quelques stratégies politiques bien menées (souvenons nous que Taubira qui fait près de 400.000 voix avit pu se présenter grâce aux signatures données par des élus de droite à la demande de l'Elysée, et qu'il n'a manqué que 300.000 voix à Jospin pour être devant Le Pen) et à la strcuture même du second tour.

Mais, les sondages le disiat, dans un second tour entre Jospin et Chirac, l'avantage semblait aller à Jospin. Les français sont donc un peu redevables à Jopin de cette victoire volée. Et les français aiment les victimes, celles qui ont déjà été candidates encore plus. Cette fois-ci, en 2007, ils auront à coeur dès le premier tour, de laver leur "déshonneur" (pour les électeurs de gauche) et iront, déjà voter, mais sans doute voter Jospin pour ne pas revivre le traumtisme de 2002 et pouvoir se regarder dans la glace.

Certains diront que Jospin s'étant retiré de la vie politique, il serait mal perçu de revenir : De Gaulle l'avait fait, et seul un imbécile de change pas d'avis. Avoir pris du recul n'est pas une tare, et revenir car aucun candidat dans sa mouvenance ne parvient à ralier l'ensemble des tendances (Ségolène mise à part, mais avec une adversite plus farouche qu'à l'accoutumée) n'est pas une tare. D'ailleurs, les campagnes de barons demandant son retour ont déjà commencés....

5) Les inconnues du scrutin !

 Les médias avient eu un rôle déterminant en 2002, focalisant les français sur un duel au second tour entre Jospin et Chirac, poussant les élécteurs à ne s'intéresser qu'au second tour. Feront-ils la même erreur ?

Le Président de la République se nomme Jacques Chirac ! Que va-t-il faire ? Quel est encore son poids dans l'opinion. C'est un homme qui souhaitait se représenter il y a encore peu mais qui est aujourd'hui malade et épuisé. Certes, mais quel candidat soutenir ou ne pas combattre ? A t-il, lui, comme Bernadette Chirac, plus de respect pour l'adversaire Jospin que pour le traitre Sarkhozy ? Rien ne permet de répondre à ce jour...

Juqu'au soir du premier tour, 20 heures, rien ne sera écrit. Mais même si il ne s'agît là que d'une fiction, d'un scénario, beaucoup d'éléments aujourd'hui permettent de trouver là une certaine concordance, vraissemblance, avec ce que sera l'avenir ....

 

Stéphane

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V
Spoilers : C'est Sarkozy qui gagne à la fin, la gauche aura sa revanche en 2012 avec Hollande.
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