De l'immortalité en politique...

Publié le par Stéphane

La presse feint la surprise, les politiques l'étonnement.... Alain JUPPE, après quelques temps passer en exil francophile, à mi chemin entre le rêve américain et ses bonne vielles terres d'Europe, revient en politique. Il sera bientôt à nouveau maire de Bordeaux (qui peut en douter) et sans doute député.

Dans ce cas précis, bien au delà de sa réelection évidente, seul le pourçentage de ceux qui lui feront confiance sera intéressant à comparer aux scrutins qui l'avait porté précédement à la tête de la ville, ainsi qu'à des scrutin plus récents permettant de jauger de sa popularité en tant qu'homme, et non pas en tant que leaader de la droite classique (peut on encore le mettre comme l'un des leaders de l'UMP ?), lui, qui pendant cette année marquée par les affaires, a été protégé par sa mise à l'écart, suite, à une affaire !

Car c'est bien là le souci ! Qu'est ce qu'une affaire en politique ? une sorte de case "passez un tour" du Monopoly ? l'occasion de se refaire une jeunesse et de profiter de ses RTT ? une attente au coin du bois du moment propice à la réapparition, partant du principe que, en tout circonstance, le vent tourne ?

Le fait que les exisl volontaires sont rares de nos jours. On prend ses distances, à chaque fois, parce que la justice (JUPPE, EMMANUELLI, TAPIE, etc..), l'échec politique (GISCARD, JOSPIN) vous y contraignent. Mais y a t il, existe t il une personnalité politique qui se serait, dans les 10 dernières années, "mise à l'écart", par simple souci de réflexion, par simple souhait de faire le point sur une société qui meurt de son absence de mouvement et de ces réformes sans cesse remises sur le feu ?

De fait, l'homo politicus devient une sorte d'immortel, se donne un statut d'immortel. Un statut qu'il prétend obtenir de la vox populi, sauf que, comme seuls les immortels sont invités à participer aux renouvellement, nécessairement, le choix de la vox populi reste faible.

Le résultat, c'est de laisser deux choix aux électeurs, à cette vox populi vox dei : celui de se rabattre sur les extrêmes, dans une inconscience sordire, mais poussée par un "ils vont bien finir par comprendre", sans mesurer les risques de cette attitude -on ne joue pas avec la liberté -, ou celui de faire grossir les rangs des "blancs, nuls et non exprimés", que les politiques aiment à différencier pour en réduire l'importance.

Dommage que cette prise de conscience chez les immortels ne soit pas encore d'actualité. Car à force, le peuple sera peut être tenté de confier le pouvoir au "non exprimé" qui est élu majoritairement, presque à chaque élection.

 

Stéphane

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Publié dans Politique

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