Sacré Michel !
En rentrant tardivement chez moi ce soir, en voiture, j’écoutais la radio, histoire de me tenir compagnie…. Et, comme bien souvent, par habitude, je passais mon temps entre une radio du sud de la France connues pour ces retransmissions sportives en directes (mais à cette heure-ci, on était plus sur la partie courrier du cœur…) et une radio d’information en continue, donc perpétuelle ….
Il faudra bien d’ailleurs qu’un jour évoquer ensemble, si vous me le permettez, ce délicat distinguo d’entre le continue et le perpétuel. Et oui, notre civilisation, comme toutes avant elle et après elle, j’en ai bien peur, ne peut trop se dédouaner de symbolique, rhétorique et sens des mots, ce ne serait pas, disons, convenable.
Continue et perpétuel disais-je donc.
L’un ne s’arrête jamais, et l’autre donne sans cesse. Mais donc, par nature, l’un observe, et l’autre développe, donne, fournit pour ne pas laisser de place au vide.
Pas besoin d’en dire plus, et, sans dévoiler l’objet d’une prochaine chronique, nous ne sommes pas très loin là de la différence entre le choix et la pesée unique, la liberté et l’oppression acceptable (et si, acceptable !, il faut s’y faire….), l’information et la propagande au mieux économique.
Plus tard.
Donc, j’écoutais France Info, puisque ces interdits n’ont ni sens ni référence (ce qui va souvent de pair).
Et à cette heure-ci, l’auditeur que je suis, et quelques autres, ont la chance de retrouver une excellente émission de l’ancien présentateur du journal du X sur Canal + (un petit plaisir, deux en fait, que de limiter Vendel à cette émission mythique de la chaîne cryptée quand on connait ses qualités digne du fils spirituel d’Antoine De Caunes dans ses grandes heures et de Pierre Desgraupes, dans ces premières. Excusez du peu. Excellente émission disais-je qui est diffusée en son intégralité à cette heure tardive. Ca facilite la compréhension que de posséder le tout, qu’on se le dise. !
Cette émission était consacrée à Michel.
Michel, le Michel de notre philosophie. Celui qui peut se comparer à Claude, Raymond et Jean-Paul, Pierre, et quelques autres Michel notamment.
Pas à Bernard, Auguste, et même Alain ou Luc, qui n’ont plus de penseur que la profession, et encore, inscrite en référence sur une carte de visite dédiée aux dîners mondains et à la vulgarisation de la médiocrité. Philosophe ! comme si la reconnaissance de l’état par la norme n’entrainait pas, par définition, la négation même de l’état es sciences.
M’enfin donc ! les philosophes qui se sont essayés à l’exercice du pouvoir ou à la vulgarisation en pratiques des concepts, on connaît les résultats.
Bref, Michel, lui m’a fait penser à Claude entre autre, jeune au-delà de son enveloppe corporel par sa pensée, sa fraicheur d’esprit, sa soif d’appendre et de comprendre. Une certaine candeur, une certaine naïveté, permettant à ma fois d’être au monde avec autrui, dont moi, et en même temps détaché.
Michel.
Et je me suis alors dit que si Michel avait de l’espoir, plus que précédemment, plus qu’il n’en fallait, c’est sans doute que cet espoir dans une société nouvelle et de nouveaux concepts n’était pas un vain mot, une vaine idée.
Je me suis dit que nous pourrions, une fois de plus, faire confiance aux jeunes générations pour tout casser et tout reconstruire, plus forts de quelques observations bien senties.
Michel, vieil homme comme il se plaît à le dire – un peu de marketing ne peut pas faire de mal -, partage ses observations, analyses et émotions dans son dernier ouvrage et apporte quelques clés pour mieux, plus, comprendre, bousculer, certaines évidences de notre bonne vieille société.
Michel est intemporel. Pas perpétuel. Lui.