Alors les gars, on s'exporte ?
Savez-vous ce que la France exporte le mieux ? Enfin, quand je dis le mieux, je veux dire le plus… Toujours en pleine croissance, en plein développement ?
Non ???? Vous ne savez pas ? Bah faîtes un effort !!!! Réfléchissez un peu, au moins, essayez…. Un peu.
Bon, je vous aide…. Pas nos hommes politiques, c’est certain !
Comme disait déjà le maître Coluche (italien de naissance), arpentant le boulevard Pereire (Portugais d’origine) à propos de Raymond Barre (Et Dieu – et les finances de la Ville de Lyon -, qui n’en n’a pourtant pas grand-chose à faire, sait à quel point nous avons pire que lui…), 2 points ouvrez les guillemets : « Tout le monde nous l’envie… Bah qu’ils viennent le prendre ! ».
Ils ne sont jamais venus. Mais bon, on peut comprendre, certains d’entre eux avaient aussi les leurs, z’allaient pas faire un élevage ou un parc non plus.
Notez quand même qu’aujourd’hui, non seulement personne ne vient les chercher, mais, c’est marrant, ils ne nous les envient même plus…. Bah alors, comme c’est étrange… ! Bref.
Alors ? Nos comédiens ? Nos sportifs me direz-vous ? Bah non plus…
Heu, ils s’exportent mais en fait ils se sont toujours exportés. Autant que nous en avons importés d’ailleurs. Une sorte de va et vient perpétuel, éternel…. On dit que ce sont des « flux migratoires »… Bah dis donc. C’est surtout les flux de des devises qui comptent, et à ce jeux là, la monnaie suisse, l’imposition monégasque ou anglo-américaine, y a pas à dire, c’est largement concurrentiel… Pas très citoyen ? Ouais, en effet… Mais je reste persuadé que dans les rapports humains, il faut savoir attirer plus qu’emprisonner, obliger, et en tout état, plutôt s’enorgueillir d’un peu plus de richesse à partager, qu’un peu moins.
En tout cas, si ces messieurs veulent redorer leur blason de Genève, Lausanne ou Moscou, moi, j’ai pleins d’idées de projets et d’associations qui se feront un plaisir de les y aider… Ca, je peux faire.
Bon, en tout cas, Non, ce n’est pas encore ça.
Allez, on va arrêter là le supplice, je vois bien que vous n’y êtes pas : Ce sont nos jeunes ! Enfin les vôtres en ce qui me concerne.
Ces jeunes qui, soient par leurs études, soit par nécessité à cause de la crise par exemple, soit par goût tout simplement, savent partir à l’étranger, partout dans le monde, en Chine, en Pologne, au Brésil, en Tanzanie… Partout.
Nous avons, c’est culturel, une capacité de migration très différentes de nos sacrés frères ennemis britanniques : Nous, ma bonne dame, on s’intègre ! A l’époque où nous étions deux puissances coloniales, la différence était criante ! Si le british occupe sans se mélanger, exporte son cricket et ses habitudes, le français lui se mélange, s’installe, s’intègre, parfois à l’extrême. C’est peut être pur cela d’ailleurs que ce même français à tant de mal avec des approches d’intégration qui lui sont assez étrangères. Bref bref bref. On va tirer à boulet rouge sur nos cousins tout le temps, c’est… pas loyal.
Donc, revenons à nos petits moutons, à nos jeunes du coin, qui savent si bien s’exporter !
Eh bien, si je peux me permettre, c’est une des bonnes nouvelles de la crise ! Parce qu’il y en a quand même ! Celle de voir notre petit pays, notre tout petit hexagone, ne pas uniquement s’enfermer dans un fatalisme terrible, dans une morosité sans fin ni sans faim, mais au contraire allez chercher ailleurs les raisons d’espérer, les meilleures raisons en somme.
Mais est-ce bien si étonnant ? Après tout, la France est une terre de migrante, de migration, dont chaque rue, chaque personnage, chaque texte, porte les résultantes de nos siècles de constructions migratoires. « Nous sommes tous des berlinois », s’exclamait Le père John en pleine guerre froide ! Snif, c’est beau, et il fallait le faire à ce moment là ! Mais nous, on pourrait dire cela chaque jour ! « Nous sommes tous des enfants issus de migrations ». Et paf, ça, c’est fait.
Alors que nos enfants, toutes et tous issus de ces successions de migrations, aillent un peu faire circulaire migratoire et fassent un peu le tour du globe, histoire de, comment dire, garder le mouvement, et, qui sait, nous revenir dans quelques temps, avec pleins de belles choses et de nouveaux souffles pleins de, re-naissance….
Enfin, … Si ils peuvent se le permettre !